SOUND ON 🔊
reclaimtheclimax

«That’s really what this multi billion dollar industry is all about, isn’t it? Inner beauty.»

The devil wears Prada, 2006

06h44 et 47 secondes dimanche 5 juillet, la lune monte au matin ronde comme une soucoupe. A ce moment-là, MAGMA, et ce sera pareil à chaque pleine lune. Cette newsletter nous la menons en manque. En manque de dehors, en manque d’espace, en manque de fusion, en manque d'autres, en manque de bestioles, en manque de bouillons, en manque. En manque de cette chose qui brule, fond, se tord, se retourne, ce magma, cristaux, gaz dégoulinants, emporte, transporte tout sur son passage, en manque de ce sol qui brûle. Et c’est ce que nous voulons.

A chaque lune, là, en manque, sans « savoir », dans cet espace où il n’y a plus ni quand, ni pourquoi, dans cet espace où on sue, dedans comme dehors, un espace d'écrans brisés qui flottent comme des vitres cassées, à perte de vue, en suspension. Un espace qu'on sent comme un fruit, le nez plongé dedans. Un espace d'expériences, divers, un espace avec des rythmes et des cicatrices, un espace qui ne serait pas séparé. Un espace de bestioles. Un espace de science-fiction pour les ânes et les cochons, de modes indéfiniment recomposées, un espace dans lequel on trempe, un espace de pilules, un espace qui pétille, où on invente sans "savoirs" et sans pourquoi.

Mon semblable hurle à la pleine lune et la pleine lune, c’est maintenant. Et à chaque cycle le festival se crée, s'approche, en expériences, en troubles, en organisations, se diffusant comme un thé dont les parfums se réalisent en images et propositions, en musiques, celles qui sonnent au loin, celles qui aboient, celles vers lesquelles on va.

Je sûre qu'il faut continuer à distinguer des "corps" en fonction de leurs apparences, de leurs odeurs, de leur style, de la manière dont ça fruzze et se plie, dans l’ombre, dans le soir, dans tous les sens, de ce qu’ils sont et de leurs appartenances, et si les personnes qui les animent, ces corps, ces trucs, ces organismes fluides en parlent en les plaçant dans des catégories, welcome, le soulignent d’eux-mêmes, parce qu’ils perce qu’elles le veulent tu décides mais je ne suis pas sûr qu'il faille encore systématiquement distinguer, relever, compter, mesurer à priori, mettre en catégories, peser ou « être critique », je ne veux vraiment pas faire partie d’une statistique, d’une quelconque performance du langage, d’une cote, du résultat d’un test. Il semble que tout cela devrait définitivement appartenir au siècle dernier et rester là. Je ne veux pas de ces univers contrôlés par des universitaires hyper spécialisés, je veux que le sang se mélange à la bière. Je veux être aussi important qu’une chienne ou qu’un vers, aussi beau qu’un arbre, je veux que mon corps sois vulgaire et populaire et torride, je veux me rassasier de ce que je projette sur lui, mon corps elle m’appartient et elle appartient à l’histoire des mondes, pas à quelques diplômés. L’arrogance ce serait mieux comme nom pour une rivière.

Je ne vais pas être poli, je ne vais pas être désigné et si je suis féministe, mon féminisme sera vulgaire, mon anti-racisme populaire, mon « cuir » nourri de cicatrices et de contradictions, il ne sera pas publié au puf ou à harvard, il sera là, à table, au lit, aux chiottes, maintenant. Il sera là avec mon envie de voir tourbillonner des oiseaux et de rencontrer des terres et des fruits et des vins et des trucs. Mon envie sera plongée dans le décor comme un accident.

Et bien sûr que ma décision sera cultivée, je ne suis pas une amibe, je veux du pouvoir parce que je veux pouvoir parce que je veux des capacités, je veux pouvoir faire, pas diriger. Je veux du sombre, de l’échange, des incompétences partagées, je veux être multiple et drôle. Flou. Je veux être immature et je veux respirer. Et bien sûr que ma décision sera cultivée, je ne suis pas une amibe, je veux du pouvoir parce que je veux pouvoir parce que je veux des capacités, je veux pouvoir faire, pas diriger. Je veux du sombre, de l’échange, des incompétences partagées, je veux être multiple et drôle. Flou. Je veux être immature et je veux respirer.

Quelle est, à ton avis, la plus haute, la plus forte, la plus importante des institutions au monde? C’est quoi l’institution que comprend toutes les cultures, tous les pays, concerne absolument tout le monde, d’une manière ou d’une autre, sur cette putain de terre? Je vais te le dire: l’institution la plus importante au monde est le mariage. Cette institution où l’on transforme un ensemble de sensations et de désirs en un contrat du « vivre ensemble » et qui se noue par une alliance. L’objet. Le contrat. La parole. Je ne suis pas un allié. Je laisse les alliances aux politiciens, aux bijoutiers et aux gens de la guerre, je ne suis pas un contrat, je suis juste là, juste là pour gouter, pour renifler, pour voir, pour sentir, pour bruler.

Je suis sûr de mon dégout pour les images de cette pourriture de flic qui assassine Georges Floyd les mains dans les poches, et ces images sont aussi, et ça j'en suis sûr, mon histoire. Parce que mon histoire est racontée dans ces images. Mais mon histoire m'appartient autrement joyeusement et abruptement et grossièrement et comme quelque chose que je dois raconter. Mon histoire je veux l’inventer, je veux qu’elle se dissolve dans toutes les histoires comme une pastille effervescente, mon histoire n’est pas une publicité ou un discours. Il est hors de question que je participe de la victimisation. Je participe de l'horreur, je participe de la merde et de l'enfer, je ne participe pas des catégories dégueulasses que je ne veux pas, que je n'ai pas choisie et que je peux sans doute véhiculer malgré moi… tout le siècle dernier a été fait de "critique" ... tout le monde a « critiqué » ... a pris de la "distance", a raisonné tant et mieux. Je n’ai pas raison, je ne porte pas de flambeau mais je veux être touché, profondément, je veux être pénétré, je veux être contre, tout près, investi et sans aucune distance. Je veux être à l’intérieur. Je ne veux pas que mon éducation me permette de dépasser mes impressions premières, mes sensations, mon envie de trembler, de m’évanouir, de plonger. Mon histoire est racontée par Cornell West autant que par Bret Easton Ellis, Flannery O’Connor ou Alexandra David Neel ou Judith Butler, mon histoire est racontée dans les films de Clint Eastwood autant que dans « sweet sweet back » et elle ne dépend pas seulement du fait que j'ai le teint pâle et une saucisse entre les jambes. Elle dépend aussi de ce que j'ai traversé et de ce à quoi je suis sensible et je sais que j'ai traversé avec « ce truc » et que j'ai été sensible avec ce teint, mais ce n'est pas là mon résumé. Ce que j'ai gouté bu lu vu, là où j’ai été, qui j’ai rencontré, tout fait mon histoire. Mon histoire dépend autant de mon ventre que de ma tête ou de mes jambes. Elle dépend aussi de ce que j'aime, de tout ce que je ne comprends pas, pas seulement de ce que je peux reconnaitre. Parce qu'il y a cette chose que je refuse absolument : la merde fasciste de flic entrain d'assassiner Georges Floyd les mains dans les poches n'est en RIEN mon miroir, il est le miroir du système et qu'il ait le teint pâle, une zwan entre les jambes, que ce soit un ouvrier, et peut être un fils d’ouvrier, rien, absolument rien ne fait de lui mon semblable !

Mon semblable hurle à la pleine lune et la pleine lune, c’est maintenant. Et à chaque cycle le festival se crée, s'approche, en expériences, en troubles, en organisations, se diffusant comme un thé dont les parfums se réalisent en images et propositions, en musiques, celles qui sonnent au loin, celles qui aboient, celles vers lesquelles on va.

A tensions Ă©gales, aires Ă©gales, airs, un tas de trucs.

Faire dehors, réclamer la rue. Faire des fautes juste parce que ça rime. Je fais devant chez moi, comme chez moi, des fautes et des trucs, bienvenue, bienvenue, je fais devant chez moi, c’est mon périmètre, je fais devant chez moi, je ne suis pas plus au-delà, peut être déconnectée, peut-être alignée, peut être pleine de géométrie, je fais devant le scandale, le pain du matin, joint, bain, sain, malade, je fais devant chez moi comme un.e chien.ne. Je fais quelque chose. De hors quelque chose.

J’ai fait des périmètres délimités, des espaces de 1m50 de côté. Je les ai reliés. Il n’y avait personne dans ces carrés, à part moi. On met un pied dehors et ça suffit. Est- ce qu’on peut envisager de créer un contact avec les voisins, autre que le moment des applaudissements ? Par exemple des espaces creux et habités à 15H ?

Faire un pas de plus ,Travailler l’extension, l’expansionnisme abstrait, pas de territoire, on glisse, on prend rien à personne, que ses yeux, mais plus la bouche, non plus le nez. N’est-il pas fabuleux de voir avec quelle facilité nous pouvons maintenant soutenir des regards car c’est tout ce qu’il reste à voir, de nos visages ?

On a attendu que ça interpelle, au final il vaut mieux avoir le dos tourné, il aurait peut-être fallu tisser des choses avant. Les gens, c’est eux, c’est les autres, et bien les gens ils ont quand même peur. Malgré les cercles de sécurité, cerclés par de simples traces au sol. Au moins ils disent bonjour. Ils sont plus attirés par des gens assis sur le trottoir que par des berniques qui hurlent à la mer. Il faut sortir ses yeux aussi. Les gens n’en sont plus dès qu’on peut dire nous. Pas eux.

La sensibilité reste un mystère. Mettre son champs de vision en tuteur, la tête fixe, droit devant soit, pas de contact ni de lien, tu m’en envoies beaucoup, des nouvelles.

On a créé un espace sain, on a créé l’espace de devant, on a essayé d’être furtifs, on a essayé d’être ensemble de loin, mais pas trop, relié dans la tête, dans le cœur, à heure fixe. C’est pas mal déjà. Les espaces limités, puisque c’est ça maintenant. Le présent, l’avenir du présent pour un petit moment. Labyrinthe dans les commerces, c’est ludique, c’est rigolo. Mais c’est sain ou pas, ça?

Dedans la maison, de dedans la tĂŞte, on part de dedans la maison Ă  dedans le trottoir, dehors pour donner un peu plus que sur la toile.

Qu’est ce qui est sain ?

On voit encore sain, c’est équilibré. On dit, vous les drogués, vous n’allez pas dire que vous êtes malsains. Je suis d’accord, ok d’accord. Et aussi. Je ne suis pas d’accord, Je ne trouve pas sain de devoir fuir pour m’éclater la tête. Je regarde le plafond, je ne trouve pas sain, la mâchoire compactée, pendant des éternités. Peut-être pas fuir. Amplifier.

Est-ce que je fais mâle les choses, ou bien le mal ?

Oui ensuite, j’avais l’impression moi aussi que c’était sain de vivre le temps mort. C’est fabuleux d’avoir trouvé tout ça, ce temps il est à moi, personne n’attend rien de ma part, mon temps pour moi, mon temps à mort. Pour moi ? Le temps est mort, que vive le moi. temps, la fatigue l’ennui tout ça. Je vais pour être saine, jardiner. Attend. C’est sain ? C’est sympa. Mettre les mains dans la terre, les bêtes, les machins, regarder mes plantes pousser. Attend quoi ? Je regarde mes plantes pousser. Je vois littéralement mes plantes pousser. C’est de la sculpture.

Le temps s’est dilaté à ce point tel, que je vois pousser littéralement les tiges et les fleurs.

L’arôme était à moitié mort au début. Je peux dire, oui je le dis, j’ai vu ses sept fleurs pousser, passer de l’état de pousse, à tige, la fleur s’en dissocier, et s’épanouir, et grandir et s’ouvrir et blanchir et poudrer et le pollen tomber. J’ai regardé ça.

Et en même temps, j’ai pas vu tous les arbres fleurir. Tous ceux que j’attends depuis trois mois, de regarder les fleurs, parce que c’est sain, ça c’est sûr, c’est la chose dont je suis sûre, je suis si bien lorsque je regarde les fleurs qui poussent. Et les arbres, les saisons qui changent, le temps s’écoule et je sais où je suis, dans le temps, sur le globe, avec les arbres. J’ai moi aussi un potentiel photosynthèse exponentiel.

Je regarde les bourgeons et je dis « plus que quelques semaines », je vois bien, le soleil monte et toi bientôt, tu fleuri, dans quelques semaines. Je les ai tous oubliés. Les magnolias, mes grossesses, les prunus, tout ça. Je suis passé rue d’Irlande et la clématite à fleuri, elle a fleuri et je l’ai pas vu. Comme j’ai compensé avec l’arôme, ça va, c’est sain ? »

Y a le bananier là, il a besoin de terreau, moi j’ai besoin qu’il grandisse, comme ça ma chambre c’est une jungle, une jungle c’est un écosystème, un écosystème s’équilibre = si je crée un écosystème dans ma chambre, je pourrais manger des bananes.

Attend, non c’est n’importe quoi.

Si j’ai une jungle dans ma chambre, je serai contente, parfois, c’est tout. C’est sain de pas l’oublier, quoi c’est sain ça non ? De pas s’arracher les cheveux sur l’angoisse qui vient, de vivre un peu, de trouver une chose, une seule chose que j’arrive encore à faire, faire vivre les plantes à ma place. C’est sain, non ?

Et je chouine comme ça. Moi j’ai de la chance. Une maison, un bananier et un arôme

En janvier on est parti dans les pyrénnées, à Larrau, tourner un film 16mm. On a décidé d’appeler le film, qui viendra, peut etre, Ougrée 1924 Baxa Burria parce que ça n’avait vraiment rien à voir avec ce que nous avions fait. On est parti à l’invitation de Seydou Grepinet et Aude Anquetil, dans cette grange surplombant la vallée, au coeur des montagnes et vous savez, il y a encore des chevaux sauvages là bas. Ca nous a rendu fou d’enthousiasme. Le nombre de cascades et les plantes basses et grasses dans cet hiver qui peine à prendre, tout ça nous a profondément enivré. On a ramassé de la terre et on s’est roulé dans l’herbe, on a inventé des dieux, fabriqué des alcools, et après quelques jours, il y a cette fille là, belle comme une princesse dans un vieux conte, qui a accouché d’une chèvre. C’était beau.

Depuis dimanche, il n’y a plus de vie qui court dans l’appartement. Je suis au milieu d’une île déserte sans en connaître les contours ou la circonférence, une solitaire exemptée des rumeurs à l’exception de quelques aboiements et gyrophares à peine perceptibles. Rappel à l’ordre, c’est pas l’océan là bas, mais c’est bien la pleine lune; les chiens ont sorti ce soir les sirènes en laisse. La place est abandonnée aux intermittences sonores et intérimaires brisant le bazar de la ville : flic régulier et amende pour les premiers fêtards, SDF, migrants, zonards, les autres. Les autres à l’amende, ça va pas changer. Nouvelles zones d’étrangeté, l’ordre est à la force et étrangle l’espace public. Va Mal. Le combat reprend, je me cale au coin du feu, je regarde le Minnesota et tout flambe. C’est le début de la disparition des jours de la semaine, le monde qui s’arrête, le stop général, pas le droit de déplacement. La cage des vieux mécanismes perdure, tous pétés, ils parviennent faiblement à mon insu, la mécanique grinçante crépite et j’essaye de la dérailler. C’est lourd, le poids de l’indifférence, sereine, sans trop savoir ce qu’on peut y faire, participer avec la peur, les boules quand même de se faire abandonner. GO GO GO Si je rate le grand départ? Y a quoi? On dirait la première scène du Titanic. Sucer la force de travail d’un produit périmé à qui on ne cesse pas de faire remarquer qu’il n’a pas bon gout, dégeux qu’on lèche pour retenir ses dernières faveurs à offrir. Il est 12h37, c’est l’heure parfaite pour griffonner mes pensées contradictoires. Ce sont mes imprécises, elles me viennent tour à tour pour la TOUTE PREMIERE FOIS TOUTE TOUTE P…PREMIERE FOIS TOUFFES FOUTRE FOUTU FUTRE FAUTE FATRAS FUCK en l’air, ma pensée plus claire, sauve comme un coup d’éclair éclaircie. Il faudrait que je déblaie cette friche surement fertile. Investissement Rentable. Faire que la friche devienne, « En faire quelque chose de bien », dicter à soi même la bonne conduite, faire profit, un temps, le tenir en vie. Foutu pour foutu fautes fuck salades autant l’investir à condition de signer tout, même les mauvais contrats. Sous le signe cyprine de l’aliénation, bien que je ne sois plus vierge. Pas le choix pour rester respectable rien à foutre j’espère devenir un jour confortable. 12m2 d’estime de soi, ça fait peu pour s’accrocher. Alors divertir, mais de quel côté ? se divertir, divertissant, n’importe qui, tout ne pas rester concentré, la distraction de nos vérités intimes jusqu’à ton propre patron. N’oublies pas de garder le sourire, touffe. Article du Monde, faut pas être trop sensible aux informations en ce moment; depuis longtemps déjà, je ressasse les cactus, les salaces salades thon mayonnaise club sandwich dégueulasse inhérent à notre mode de vie et nos besoins masqués au quotidien. C’est d’ailleurs plus ou moins le titre de l’article. Sur un coin de table, il y a un livre que je n’ai jamais terminé, parce que le duo de Simone et Jean Paul il est plombé. Seule cette phrase me revient «ma liberté est ma responsabilité », dans la Force des choses. Je m’approche sans arriver à venir à bout de toutes les dimensions de notre existence. Elles échappent à ma description, j’ai peur que la seule chose que j’atteigne soit de devenir un objet. Un objet femelle sous contraception. Le mot objet couche à côté du nom d’une icône féministe. A plat. La condition de la femme est en prise avec capitalisme où règnent les esclaves du patriarcat. Il forme des mâles esclaves, et sous couvert d’égalité n’épargne ni les femmes, ni les enfants. A bord, tout le monde se noie. LE FEMINISME N’EST PAS UN SOUCIS D’ EGALITÉ ( à savoir je ne souhaite pas plus être la semblable de mon père que celle de ma mère), mais plus de mes amis, oui mes amis, ressembler à ceux que j’aime. Le féminisme n’est pas une affaire d’égalité carriériste et d’une quantité d’argent supplémentaire dans le foyer. Le foyer c’est là Où BRULE LE FEU, gardiennes du feu, réveillons nous. Je veux que le prisme économique change de caisse et de tête. Mets un masque, prisme. Et vas te faire foutre au coin du feu.

e fais faire, je fais des vas et viens, je m’agite et je me fatigue, produisant à perte des sortes d’actes affectifs éphémères et immédiats. Je ne crois à rien qui puisse durer, à aucun état unique, à aucune constance. Je cherche à attirer l’attention en parlant fort de moi, je veux me faire remarquer en provoquant de nouvelles situations dans le sens positif du terme : Naive. Je rêve de multiplier les scandales pour inscrire des nouveaux comportements sociaux inadaptés, mis de côté. Sur un terrain de béton, je teste les limites permissives dans la nuit parfois avec quelques degrés en plus pour, relâcher la pression, des compresses d’alcool pour, plus de courage et se lancer dans les défis intimes de la vie. Je travaille à partir d’états seconds qui transite vers des états premiers. Je redeviens primitive, animal révélant à la fois la puissance la plus forte et la vulnérabilité la plus profonde.

Je suis Fan de Paradoxe et souffre quelquefois de déso-rientation. Je produis du cumule qui manque d’être canalisé, des hybridations nécessairement chaotiques, des intensités jusqu’à des ambiances malaisantes, pourtant je me sens bien. Mes productions manquent cruellement d’humour alors que je suis drôle. Quand je me défends en tant que femme, c’est en répondant je t’encule justement parce que mon sexe n’est pas masculin. Parce que j’aime les éruptions/irruption, les chaines qui consistent à former des réactions. A Agir au quart de tour. Tout ou presque est rapide et éphémère mais quelque chose résonne encore, quelque chose qui résulte de cette dépense : de ne rien valoir en restant fière de rester (vaine) en perdurant. Il m’arrive de faire n’importe quoi, des trucs débiles lorsque que je suis soit heureuse soit désespérée. Je revendique les exhibitions corporelles et sentimentales, de se foutre à poil sans prendre froid aux yeux. En vrai, je voudrais être intense.